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Les prouesses techniques du plus haut pont d’Europe, vu d’en haut et d’en bas. Retour par le village fortifié de La Couvertoirade, sur le plateau du Larzac.
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Le plus haut viaduc au monde
est un pont à haubans de 2 460 m.Il traverse la vallée du Tarn à près de 270 m de hauteur.Son tablier de 32 m de large accueille une autoroute de 2 fois 2 voies et deux voies de secours.Il est maintenu par 7 piles prolongées chacune par un pylône de 87 m auquel sont arrimées 11 paires de haubans.Outre sa hauteur, on peut s'étonner du fait qu'il ne soit pas rectiligne. En effet, son rayon de courbure de 20 km permet aux véhicules d'avoir une trajectoire plus précise qu'en ligne droite et de donner l'illusion d'un viaduc interminable.
Chiffres clefs
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Longueur : 2 460 m
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Largeur : 32 m
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Hauteur maximale (haut du mât de la pile P2): 343 m, soit 20 m de plus que la tour Eiffel.
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Hauteur maximale de passage de la route : Près de 270 m au dessus du Tarn
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Pente : 3,015 %, en montée nord-sud dans le sens Clermont-Ferrand – Béziers.
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Rayon de courbure : 20 km
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Hauteur de la plus haute pile (P2) : 245 m
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Hauteur de la plus petite pile (P7) : 77,56 m
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Hauteur des pylônes : 87 m
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Nombre de piles : 7
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Nombre de haubans : 154 (11 paires par pylône disposées en une seule nappe monoaxiale).
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Tension des haubans : 900 t pour les plus longs.
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Poids du tablier d’acier : 36 000 t, soit 4 fois la tour Eiffel.
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Volume de béton : 85 000 m3, soit 206 000 t
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Coût de la construction : 400 M€.
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Durée de la concession : 78 ans (3 ans de construction et 75 ans d’exploitation).
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Garantie de l’ouvrage : 120 ans.
Les piles et les culéesLes piles prennent appui sur 4 puits marocains profonds de 15 m et de 5 m de diamètre.
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Hauteurs des piles
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P1
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P2
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P3
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P4
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P5
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P6
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P7
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94,501 m
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244,96 m
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221,05 m
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144,21 m
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136,42 m
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111,94 m
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77,56 m
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Des structures de béton assurent l’ancrage du tablier à la terre ferme sur le Causse du Larzac et le Causse rouge, ce sont les culées.
Le tablier Son tablier métallique, très léger d'apparence bien que sa masse totale avoisine 36 000 t, mesure 2460 mètres de long et 32 m de large. Il comporte huit travées. Les six travées centrales mesurent 342 m et les deux travées aux extrémités 204 m. Il se compose de 173 caissons centraux, véritable colonne vertébrale de l’ouvrage, sur lesquels ont été soudés les platelages latéraux et les caissons de rive. Les caissons centraux possèdent une section de 4 m et une longueur de 15 à 22 m pour un poids unitaire de 90 t.
Les pylônes
Les 7 pylônes, hauts de 87 m, prennent appui sur les piles. Chacun d'entre eux permet l'ancrage de 11 paires de haubans et assurent ainsi le soutien du tablier.
Les haubans Les haubans ont été mis au point par la société Freyssinet. Chaque toron a reçu une triple protection contre la corrosion ( galvanisation, enrobage de cire pétrolière et gaine en polyéthylène extrudé). L’enveloppe extérieure des haubans est elle-même équipée sur toute sa longueur d’un double bourrelet hélicoïdal. Le but de ce dispositif est d'éviter tout ruissellement d’eau qui provoquerait en cas de grand vent une mise en vibration des haubans affectant la stabilité du viaduc.
L'enrobé Pour faire face aux déformations du tablier métallique sous trafic, un enrobé spécial, à base de bitume modifié, a été mis au point par les équipes de recherche d’ Appia. Assez souple pour s’adapter aux déformations de l’acier sans se fissurer, il doit néanmoins offrir une résistance suffisante pour répondre aux critères autoroutiers (fatigue, compacité, texture, adhérence, anti-orniérage...). Deux ans d'études ont été nécessaires pour trouver « la » formule idéale.
L'installation électrique Les installations électriques du viaduc sont assez conséquentes et proportionnelles à l'immense ouvrage. Ainsi, le pont possède 30 km de câbles courant forts, 20 km de fibres optiques, 10 km de câbles courant faibles et 357 prises téléphoniques pour permettre aux équipes d'entretien de communiquer entre elles et avec le poste de commandement, où qu'elles se trouvent dans le tablier, les piles et les pylônes.Du côté de l'instrumentation, le viaduc n'est pas en reste. Piles, tablier, pylônes et haubans sont équipés d’une multitude de capteurs. Ceux-ci sont conçus pour déceler le moindre mouvement du viaduc et mesurer sa résistance à l’usure du temps. Anémomètres, accéléromètres, inclinomètres, capteurs de température... font partie de la panoplie des instruments de mesure utilisés.Douze extensomètres à fibre optique ont été inclus dans la semelle de la pile P2. Plus haute pile du viaduc, elle se trouve donc soumise aux efforts les plus intenses. Ces capteurs détectent des mouvements de l’ordre du micromètre. D’autres extensomètres – électriques cette fois – sont répartis sur toute la hauteur de P2 et de P7. Ces appareils sont capables de fournir jusqu’à 100 mesures par seconde. Par grand vent, ils permettent de surveiller en permanence les réactions du viaduc face à des conditions extrêmes. Des accéléromètres placés aux endroits stratégiques du tablier contrôlent les phénomènes oscillatoires qui pourraient affecter la structure métallique. Les déplacements du tablier au niveau des culées sont surveillés au millimètre près. Les haubans, quant à eux, sont également instrumentés et leur vieillissement minutieusement analysé. De plus, deux capteurs piézoélectriques séparés par une boucle de comptage recueillent de multiples données concernant le trafic : poids des véhicules, vitesse moyenne, densité du flux de circulation, etc. Ce système est capable de distinguer 14 types de véhicules différents. Les informations recueillies sont transmises par un réseau de type Ethernet à un ordinateur qui se trouve dans la salle informatique du bâtiment d’exploitation situé près de la barrière de péage.
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