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Les Gorges de l’Orb


Un peu à l'écart des gorges de l'Orb, le petit village d'Olargues surplombe le Jaur. En descendant les gorges de l'Orb, nous arriverons à Roquebrun et grimperons vers son célèbre «Jardin Méditerranéen».

Les gorges de l'Orb




L' Orb est un petit fleuve de 135 km qui prends sa source dans le Parc Naturel du Haut Languedoc et se jette dans la Grande Bleue à Valras. Le cours d'eau sillonne l'arrière pays Biterrois dans des paysages magnifiques où les villages s'accrochent à flanc de montagne.
Roquebrun est l'un des plus beau village de la région, il bénéficie d'un climat exceptionnel qui lui vaut le titre de " Nice de l'Hérault". Son jardin méditerranéen, véritable conservatoire de plantes aromatiques et médecinales, mérite le détour ainsi que le donjon et la vieille ville.
En remontant le cours du fleuve, vers Vieussan, les montagnes alentours sont plus escarpées: ce sont les gorges de l'Orb. Baignade, pratique du canoë, balades à pieds ou à VTT sont quelques unes des activités à découvrir dans les environs.
D'autres villes et villages méritent une visite comme Lamalou les Bains, Hérépian, Bédarieux et le Bousquet d'Orb.
En remontant vers les sources de l'Orb, le village thermal d'Avène marque l'entrée vers les plateaux d'altitude au climat océanique. La source Sainte-Odile-d'Avène a des vertus désensibilisantes et apaisantes, l'établissement thermal d'Avène est spécialisé dans le traitement des maladies de la peau. Le lac d'avène est une retenue artificielle qui permet de réguler le cour du fleuve et de produire de l'électricité. Nautisme et baignade sont possibles à partir de la plage de Ceilhes et Rocozels.
L'Orb prend sa source à Roqueredonde, à la limite de l'Aveyron dans
un pays au climat rude en hiver. La production du lait de brebis pour le fromage de Roquefort a assuré pendant longtemps le revenu principal des habitants de la région. C'est une terre riche de paysages grandioses, de panoramas, de sentiers de découverte près des ruisseaux ou sur les lignes de crêtes. Derrière son apparence tranquille, le fleuve cache un caractère meutrier qui s'éveille lors des grandes crues d'automne. Quand les pluies venues de la mer se concentrent sur les pentes de l'Espinouse, le fleuve entre en furie. Par le passé le niveau de l'eau s'est déjà élevé de 10m par rapport à la normale, ravageant des quartiers entiers des villes riveraines.

Roquebrun






Ce village, étagé au dessus de la rivière, est accroché aux pentes d’un éperon rocheux, dominé par les ruines d’une tour du Moyen-âge. A l’abri des vents du Nord, il bénéficie d’un climat exceptionnel qui permet à une végétation d’orangers, de mimosas et de citronniers de s’épanouir. L'Orb baigne ses pieds. Les façades traditionnelles à ouvertures rectangulaires, en maçonnerie de moellons, apparents ou revêtus d’enduit rustique à la chaux, n’ont subi que peu d’atteintes par le temps, il en est de même pour les couvertures. Le village, tel qu’il apparaît de la D14, forme un ensemble paysager et architectural agréable à l’œil, devant les hauteurs rocailleuses qui dominent la vallée. A l’intérieur du village, un dédale de rues étroites et tortueuses aboutissent sur des placettes et des jardinets.
La tour de Roquebrun reste le seul vestige d’un château carolingien construit pour se protéger des invasions barbares en l’an 900.

Le vignoble de Roquebrun, classé en appellation d'origine contrôlée "Saint Chinian" est situé sur les derniers contreforts des Cévennes.
Son terroir de coteaux schisteux bénéficie d'un microclimat où s'épanouissent la vigne, les mimosas et les orangers.

Le jardin méditerranéen.
Roquebrun bénéficie du micro-climat, favorable à de nombreuses espèces de plantes de zones arides.
Le jardin est divisé en trois secteurs : partie exotique, sentier botanique, verger méditerranéen.



Olargues




Un des plus beaux villages de France

Grâce aux travaux de fouille du site d'Olargues depuis plusieurs années, des informations concrètes sont désormais restituables concernant l'histoire de la genèse du village, son succès et sa durée depuis le Moyen Age jusqu'à maintenant. Une occupation ancienne peut avoir lieu autour des X-XIe siècles à Olargues-le-Vieux, près du prieuré de Saint Julien : sur le piton très escarpé on observe les restes d'une tour, à mi-pente un bâtiment assez grand, et à la base des cabanes rassemblées. Toutes présentent un même mode de construction d'origine romaine "en arêtes de poisson", efficace pour raidir les élévations ; système qui est abandonné dans nos régions vers le XIIe siècle, ce qui est un indice pour dater l'installation. Cette première période est pleine d'insécurité et les gens vont se regrouper autour de ceux qui peuvent les protéger, seigneurs ou ecclésiastiques ; en échange, ils offrent leur force de travail. De ce mouvement vont naître les villages et la féodalité. Autour du XIIe siècle, la situation est plus stable, on a moins besoin d'être perchés. On recherche des possibilités de développement efficace: le choix d'Olargues conjugue défense sûre et économie viable (naturellement défendu par trois de ses flancs et une pente au sud suffisamment douce pour y installer un village avec eau et terres cultivables, au croisement de routes importantes). On sait qu'en 1127 les seigneurs d'Olargues sont implantés sur ce piton autour duquel s'enroule le Jaur et un premier regroupement de maisons est encore observable directement autour du château sous la forme de "caves", de ruelles, de placettes, d'escaliers creusés dans le rocher. Un rempart haut encore bien conservé protége le château alors qu'un rempart bas contre lequel sillonne un chemin de ronde enserre les fonds de cabanes et va rejoindre les façades jointives fermant le village.Une église castrale dédiée à Saint-Laurent est consacrée en 1227, soit au moins un siècle après la construction du château. Entre ces deux dates, doit se développer solidement le village selon un développement rapide et une urbanisation efficace. Le pont du diable s'intègre parfaitement dans la trame cadastrale médiévale et son débouché sur la rive droite est maîtrisé puisqu'il s'inscrit à l'intersection du verrou géologique formé par un important aplomb du socle rocheux et de celui, architectural et bâti, qu'imprime la morphologie du village. Notons l'exceptionnelle qualité technique de ce pont, travail coûteux et prestigieux permettant un contact essentiel avec la route Nimes-Toulouse. Les fouilles ont permis de mettre au jour les vestiges de l'église castrale Saint Laurent à l'arrière de la tour clocher. Son plan traduit des contraintes fortes, celles de bâtiments déjà construits, puisque insérés entre la tour et un bâtiment au sommet de la butte. On peut observer quatre piliers contre la paroi rocheuse répondant à ceux inscrits dans la face nord de la tour, traces de grands arcs en pierre supportant un plafond et qui dessinent encore cinq travées bien repérables. Le chevet est plat mais bordé de deux absidioles, un chœur surélevé avec au centre un maître-autel. Quelques marches taillées dans le rocher permettent de rejoindre la nef. Les archives nous apprennent qu'en 1313 des embellissements sont faits dans cette église : le chœur est agrandi par le comblement d'un possible déambulatoire et une grande porte couverte d'un arc en tiers-point établit une communication directe avec l'intérieur de la tour ; un escalier d'envergure occupe désormais la largeur de l'édifice à la jonction du chœur et de la nef tout en rattrapant les irrégularités du plan ; un nouveau dallage couvre également chœur et nef. L'édification tardive d'un clocher en pierre en est le dernier avatar, ouvrage coûteux aussi remarquable que remarqué, dominant totalement le paysage. Il peut être la marque de l'importance affirmée des Thésan, famille noble qui reprend sous son autorité le village au XVIIe siècle après une longue période laissée majoritairement au pouvoir consulaire. L'envergure et la longévité de l'église (de 1227 à au moins 1667) sont certainement le signe de la puissance seigneuriale du lieu et de l'efficacité de ses alliances. Celle-ci s'exprime dans le choix de l'implantation du village, le rendement de la trame urbaine et la qualité exceptionnelle de son pont. L'église supplante visiblement le prieuré Saint Julien pour devenir paroissiale. La décision de faire une nouvelle église dans le village n'intervient qu'à la toute fin du XVIIe siècle, une fois le château définitivement déserté puis ruiné. L'occupation du sommet est vraisemblablement liée à l'inscription d'un grand bâtiment matérialisé au sud et à l'est par d'épais murs solidement chaînés et pouvant matérialiser une tour contre laquelle se développe un bâtiment à étage, probable logis dont il ne reste rien ; le rez-de-chaussée révèle des installations fonctionnelles que la fouille complète permettra peut-être de préciser : un bassin avec son système de trop-plein, de découpes quadrangulaires de faible envergure dans le rocher, des aires passantes aplanies et une grande plate-forme rocheuse au sud. Un réaménagement est repérable sur l'ensemble de cette zone et datable de la première moitié du XVIIe siècle par une céramique caractéristique de cette période (écuelle à oreilles, conque, décor à engobe de bandes blanches sur fond brun, marbrée, molette...). La surface garde le souvenir d'une installation qui perdure au moins jusqu'à la fin du XVIIe siècle (décor à engobe avec cercles rouges sur fond blanc, vernissée verte et jaune). Ce qui va dans le sens de Sahuc, qui donne le château pour ruiné en 1671. Au sud, le dégagement complet d'une de ces caves creusées dans le schiste comme la majorité des maisons à Olargues, semble bien marquer la première ligne d'habitations villageoises appartenant au noyau primitif autour du château. Vous observerez les dimensions particulièrement importantes de cette base de maison (55 m2) sans doute à usage fonctionnel. Elle se répartit autour d'un mur de refend transversal pouvant supporter la faîtière du toit tout en permettant de réduire les portées des poutres de l'étage dont les ancrages dans les parois sont encore visibles. Dans le sol, on observe trois creusements rectangulaires entourés de trous de poteau. Il s'agit visiblement de structures artisanales (métier à tisser?) qui se partagent l'espace du rez-de-chaussée. Sur le plateau, on repère dans l'herbe la trace (plus foncée) de murs découpés dans le rocher sur la partie haute du socle rocheux et à hauteur du premier étage. Nous somme au contact des premières maisons encore en place du village. Sur l'ensemble du site chaque espace est utilisé et laisse son empreinte dans le schiste. Ce site important nous pose encore beaucoup de questions, mais il permet déjà de mieux comprendre les modes d'implantation de nos anciens dans cette région du Languedoc. En montagne, la vie est âpre, il y a plus de hameaux que de villages, ceux qui réussissent leur implantation sont liés aux seigneuries importantes du lieu: c'est le cas d'Olargues.




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