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Sur les sentiers de la spiritualité
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De Saint-Guilhem-le-Désert, par le Pont du Diable à l’abbaye de Valmagne.
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Saint Guilhem le Désert Le village médiéval de Saint Guilhem le Désert est bati aux pieds d'impressionantes falaises calcaires: le Cirque de l'Infernet.
A la base de ces hautes murailles naturelles jaillit le Verdus. Ce ruisseau, à l'eau cristalline parcourt les champs d'oliviers avant de traverser Saint Guilhem pour se mêler enfin à l' Hérault.
L'histoire du village débute au VIII ème siècle. A l'époque, les quelques habitations qui occupaient le lieu se regroupent autour d'une abbaye: Gellone. C'est Guilhem, homme issu d'une puissante famille et lieutenant de Charlemagne, qui en est le fondateur. Suite au décès de son épouse, ce chef de guerre termine sa vie dans le jeûne et la prière.
Les reliques de la croix du Christ et de Guilhem, canonisé, deviennent par la suite des objets de pélerinage.
Depuis, le village est une étape importante sur la route des pélerins en partance pour Saint Jacques de Compostelle.
Saint Guilhem est l'un des lieux des plus visités de l'Hérault. De nombreuses boutiques d'artisans d'arts agrémentent la balade.
La légendaire cité de Saint-Guilhem, étire, le long du Verdus, ses vieilles ruelles sous le soleil languedocien depuis bientôt douze siècles. Ses maisons imbriquées les unes aux autres, coiffées de tuilespatinées par le soleil et le poids des ans, ne sont pas toutes singulières, maisportent toujours la trace de leur passé : arcatures, linteaux, fenêtres géminées …
Développé autour de l’abbaye de Gellone, le village qui a conservé son identité médiévale, constitue un ensemble d’une rare harmonie.
Le Monastère de Gellone
Joyau de l'art Roman, ce sanctuaire fondé au début du IX° siècle, est l'un des plus importants foyers spirituel et culturel du Languedoc, bénéficiant à travers les siècles du rayonnement de son Saint fondateur et de la présence en ses murs des trésors qu'il y abrita. Il est aujourd'hui, inscrit au Patrimoine Mondial par l'U.N.E.S.C.O., au titre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France.
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l'Abbaye de Valmagne
C'est en 1138 que Raymond Trencavel, Vicomte de Béziers, fonda l'Abbaye de Valmagne sur la commune de Villeveyrac, prés de Mèze et de l'étang de Thau.
Du 12ème siècle au début du 14ème elle fut une des Abbayes les plus riches du sud de la France.
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Abbaye bénédictine lors de sa fondation, Valmagne se rattachera, dès 1159, à l'ordre des Citeaux, deuxième réforme des Bénédictins, et dès lors observera la règle morale, mais aussi architecturale qui avait été définie par St Bernard.
Après une période d'expansion et de richesse, l'Abbaye fut confrontée à la Guerre de Cent ans et aux Guerres de Religions.
Très endommagée, l'Abbaye n'eût pas trop des deux siècles suivants pour retrouver sa splendeur primitive. Mais la révolution vint fondre sur une Abbaye où la décadence s'était déjà installée. Les derniers moines s'enfuirent en 1789 et Valmagne fut saccagée.
Confisquée comme bien national l'Etat ne garda pas cet édifice et M. Granier-Joyeuse en fit l'acquisition en 1791. Apres sa mort, ses héritiers s'en débarrassèrent en 1838. Le domaine de l'Abbaye fut racheté le 29 juillet de cette année par le comte de Turenne et ne fut jamais revendu, mais les difficultés que posent de nos jours, l'entretien d'un tel édifice sont toujours croissantes et la responsabilité d'un tel ensemble est à la fois merveilleuse et angoissante.
L'église actuelle, de style gothique classique, reconstruite en 1257, 23 m de haut et 83 m de long, fut convertie en chai après la Révolution.
Le charme de la fontaine du cloître, la pureté de la salle capitulaire avec sa voûte d'arête surbaissée d'ogives, la taille de cet édifice majestueux font de Valmagne un lieu de prestige en Languedoc, siège de nombreuses animations culturelles.
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