|
|
Sur les pas des Romains (1)
|
|
|
|
De l'oppidum d'Ensérune dominant les étangs de Montady, à quelques pas du Canal du Midi, à la Villa gallo-romaine de Loupian et ses remarquables mosaïques.
|
L'oppidum d'Ensérune
Il est situé entre Béziers et Narbonne sur une colline dominant l’ancien étang de Montady, entourée de marécages. En arrivant, on peut apercevoir des dolia (amphores sans poignées, enterrées dans le sol).
L’oppidum d’Ensérune constitue un des sites pré-romains les plus importants d’Europe par l’étendue de ses vestiges (il s'étend sur 600 m d'Est en Ouest et sur 150 m du Nord au Sud) et les milliers d’objets trouvés.
Au Xe siècle avant Jésus-Christ, la population se concentre dans les villages fortifiés en hauteur (oppida). L’oppidum d’Ensérune naît avec la venue de princes guerriers au VIe siècle avant Jésus-Christ. Il regroupe alors des cabanes en matériaux peu solides (pisé, argile). Il est restructuré et fortifié à deux reprises.
- Au Ve siècle av. J.-C., lors de l’essor des échanges commerciaux, on construit de puissants remparts et on installe la nécropole à l'ouest de la colline, du côté du soleil couchant et loin des habitations qui sont de pierre et de terre.
- A la fin du IIIe siècle, le village connaît sa plus grande expansion : l'habitat couvre alors la totalité du plateau et les demeures s'installent autour d'une cour et s'inspirent du style gréco-romain.
Au Ier siècle av. J.-C., les populations abandonnent l’oppidum pour les plaines (Narbonne).
L'opidum restera inoccupé pendant près de dix-neuf siècles avant d'être découvert par Félix Moure qui fut le premier à effectuer des fouilles à Ensérune, en 1912. Le site archéologique : sa situation géographique, l'organisation de l'habitat, les traces de la vie quotidienne...
Le musée : il se trouve sur le site même de l'oppidum d'Ensérune et permet de se rendre compte des transformations successives du village fortifié, du VIIe siècle au IIe siècle avant J.-C, et des influences mêlées qui s'y succédèrent : ibères, grecques et celtes.
Le rez-de-chaussée est consacré à l'habitat (artisanat, travail de l'os, objets de la vie quotidienne, etc.). Le premier étage est consacré aux découvertes faites dans la nécropole.
La Villa gallo-romaine
La Voie Domitienne (Via Domitia) construite par Cneius Domitius Ahenobarbus reliait l'Italie à l'Espagne. Elle traversait la Gaule Narbonnaise (1ère province romaine en Gaule) en longeant la Méditerranée et son chapelet d'étangs.
C'est à proximité de cette artère rectiligne qui passe au Nord de Loupian que l'on retrouve les premières traces d'occupation du site des Près Bas. Trente années de fouilles ont permis de connaître les différentes étapes d'une très longue durée d'occupation (1er siècle avant J.C.- VI ème siècle après). A l'origine, c'est d'abord une modeste ferme qui s'installe sur les pentes d'un vallon ouvert sur le bassin de Thau et qui prospère rapidement. Pendant le Haut Empire (Ier - IIème s.) la villa possède une grande résidence patricienne équipée de thermes. La viticulture occupe une place importante dans les activités agricoles de la villa : un vaste chai qui peut contenir 1 500 hl de vin est construit. De plus, à cette époque, la production de vin a nécessité l'aménagement d'un petit port sur les rives nord du Bassin de Thau, ainsi que la création d'ateliers de potiers fabriquant les amphores pour le transport du vin. Ces amphores du type "gauloise 4" étaient marquées avant cuisson des 3 lettres M A F correspondant aux initiales des trianomina du propriétaire.A la fin de l'Antiquité, la villa est entièrement reconstruite et la résidence du propriétaire devient un véritable petit palais. Le sol des 13 pièces du rez-de-chaussée est couvert de mosaïques polychromes richement décorées. L'atelier de potiers ne produit plus d'amphores mais de la vaisselle utilitaire.
|
|